Thèse sur Louis TRONSON, PSS: Dom David Gilbert (CSM), nouveau docteur

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Le P. David GILBERT, Prêtre de la Communauté Saint-Martin, a brillamment soutenu une thèse sur Louis Tronson (1622-1700), 2e successeur de M. Olier, fondateur de la Compagnie, le mardi 16 juin 2015.

Titre de la thèse: « ‘Le grand secret de la vocation’, Louis Tronson (1622-1700), troisième supérieur de la Compagnie des Prêtres de Saint-Sulpice, dans l’histoire théologique de la vocation sacerdotale ».

Il est devenu en même temps docteur en théologie (Institut Catholique de Paris) et docteur en histoire (Paris IV – Sorbonne). A cet effet, sous la présidence de M. Alain Tallon (Sorbonne) le jury était composé de professeurs des deux universités (ICP et Sorbonne): le P. Laurent Villemin, son directeur « ICP » et M. Olivier Chaline, son directeur « Sorbonne », M. Eric Suire (Montaigne, Bordeaux), le RP Gilles Berceville, op (ICP).

La Compagnie est très heureuse et fière de l’étude brillamment menée et présentée: elle permet une connaissance de M. Tronson que nous n’avions pas. Le travail sur les sources conservées dans les Archives de la Rue du Regard est un travail inédit et fouillé. Voici la présentation qu’il en donne lui-même très brièvement:
« Louis Tronson, élu en 1676 troisième supérieur de la Compagnie des Prêtres de Saint-SUlpice, est connu principalement, dans l’histoire de la spiritualité, comme éditeur du Traité des Saints Ordres attribué à Jean-Jacques Olier (1676), auteur des Examens particuliers (1690), et hôte des entretiens d’Issy sur le quiétisme (1694-1695). L’objet de ce travail est de mieux mettre en perspective la place de cet homme dans l’histoire de la théologie catholique. Tronson joue en effet un rôle déterminant dans l’explicitation théologique de la vocation sacerdotale. Réfléchissant, à la lumière de son expérience de formateur de futurs prêtres, sur les « marques de la vocation », il élabore de véritables grilles de discernement, au demeurant assez souples. Parmi ces critères, une place particulière revient à l' »inclination » ou « attrait ». Résonance subjective et intime de l’appel divin, l’attrait n’est cependant pas subjectiviste: il suppose au contraire un objet qui attire, c’est-à-dire le sacerdoce, envisagé comme « état » et « fonctions »; deux mots très utilisés par Tronson qui, bien loin de s’opposer, se complètent. Ainsi cet auteur peut-il proposer une vision du sacerdoce qui soit à la fois sacramentelle et sociale, spécifiquement christologique et enracinée dans la société de son temps. »

(Les spécialistes pourront y lire avec bonheur un nouveau regard sur la fameuse querelle, au début du 20e siècle, « Lahitton – Branchereau »)

Bravo et merci au nouveau « double docteur » !

(la photo du tableau de « La Descente du Saint-Esprit » de Charles Le Brun (chapelle de notre maison, rue du Regard à Paris), illustre la thèse de D. Gilbert et est l’objet d’un certain nombre de commentaires dans celle-ci).