Solitude 2017: Chronique n°5

11 au 19 mars

La semaine a été entièrement consacrée à la figure de Jean-Jacques Olier. Les conférences de M. Argiro Restrepo ont permis de la situer dans l’histoire de l’École française, et de se faire une idée des épreuves personnelles traversées par le fondateur de la Compagnie. M. David Thayer, de la province des États-Unis, a passé toute la semaine avec les solitaires, au prix d’un gros rhume. Ses conférences se sont concentrées sur la prière de M. Olier, sa compréhension et son développement. Une conférence au sujet du recrutement vocationnel de la Compagnie a été particulièrement éclairante. En outre, M. Thayer nous a édifiés par la qualité ronflante de sa vie d’oraison.
Les soirées du mardi sont désormais consacrées à la présentation des pays dont les solitaires sont originaires. Habillé en gaucho, Víctor Suarez nous a ainsi fait découvrir l’Argentine, ses spécialités comestibles (empanadas, dulce de leche, mate, mate cocido) et religieuses (le sanctuaire de Notre Dame de Luján, le saint curé Brochero), aidé en cela par les sœurs de la Congrégation Mater Dei, venues à Oka pour l’occasion malgré une tempête de neige. Nous avons aussi pu admirer la danse traditionnelle «malambo ».
Josiane et Lucienne, les cuisinières de la Solitude, sont vraiment déçues. Les solitaires de 2014, quoiqu’en moins grand nombre, faisaient bien plus honneur à la table d’Oka. Il est vrai que la table est de fort bonne qualité et proportionnellement copieuse. Les besoins individuels de chacun, et les recommandations pénitentielles pour le temps de Carême obligent certes à un premier discernement. Mais si l’effort de finir les plats fera aussi manifestement la joie de nos cuisinières si méritantes, n’y a-t-il pas là un autre paramètre à reconnaître, et un appel à la charité à honorer ?