Solitude 2017: Chronique n°16

11 – 18 juin

La semaine a été inaugurée par un nouvel excès météorologique, cette fois-ci sous la forme d’une canicule de deux jours. L’intervenant de cette semaine était M. Luc Quenum, sulpicien venu du Bénin pour entretenir les Solitaires au sujet de la dimension missionnaire de la Compagnie. L’aperçu de l’histoire sulpicienne récente en Afrique a été particulièrement éclairant, surtout pour ceux qui ne connaissaient pas ce continent.

Mercredi soir, les abbés Justin Ogoudelé et Mériadec Megnigbeto ont présenté aux autres Solitaires leur pays natal, la République du Bénin. M. Quenum a pu contribuer à l’événement ; sa sœur, habitant Montréal, était venue avec toute sa famille – et une généreuse quantité de bonnes choses béninoises à manger. Parmi les aspects plus inédits de la présentation, il convient de mentionner les marchés flottants et le temple de pythons voisin du séminaire Saint-Gall à Ouidah.

À Oka, les Solitaires se partagent entre les vélos et les boules de pétanque. L’approche de la fin de la Solitude commence à se faire sentir. Les couches de neige et les températures sibériennes ne sont plus qu’un lointain souvenir. La « traverse » (transbordeur Oka-Hudson) a repris son activité. Providentiellement, le bus de la Solitude a pu l’emprunter au départ de la retraite, évitant ainsi les embouteillages du pont Champlain.

Diane a remplacé les défuntes tulipes par des fleurs de différents genres. Au centre, la rue (Ruta graveolens, herbe sur laquelle les pharisiens payaient la dime) est supposée repousser les kereuls. La supposition paraît fausse ; les sympathiques rongeurs se baladent sans complexe dans la fraîche plantation et semblent préférer les fleurs jaunes.

À propos d’autres animaux proches de la Solitude, nous pouvons annoncer ceci : trois des quatre corbeaux de Donat (le papa et les deux bébés, pour être exact), ont malheureusement péri. Selon les premiers éléments de l’enquête, le drame se serait produit par un contact inconsidéré des volatiles avec les installations électriques laissées après les récentes inondations. Un héron d’impressionnantes dimensions a été vu au bord de l’eau. Un élégant reptile a également profité des agréments du jardin.

Enfin, M. et Mme. Marmotte, du parking derrière le GSM, ont donné naissance à d’adorables triplés.