Mgr Georges SOUBRIER, un évêque à l’accent sulpicien

[lang_fr]Mgr Georges SOUBRIER, 78 ans, est ordonné prêtre en 1960 pour le diocèse de Rodez. Il entre chez les sulpiciens en 1961 et exerce l’essentiel de son ministère sacerdotal au service de la formation des prêtres. Le cardinal LUSTIGER le consacre évêque le 14 octobre 1988. Au sein de la Conférence des évêques de France, Mgr SOUBRIER a présidé le comité Enfance-Jeunesse, a été membre de la commission Education, vie et foi des jeunes, et de la commission pour les ministères ordonnés et les laïcs en mission ecclésiale. Mgr SOUBRIER est l’auteur de Il y a toujours un chemin de vie (juin 2009).[/lang_fr]

[lang_en]Most Rev. Georges Soubrier, 78, was ordained a priest in 1960 for the diocese of Rodez (France). He joined the Society in 1961, and most of his priestly ministry is devoted to the formation of priests. Cardinal Lustiger consecrated him a bishop on October 14, 1988. Within the French Bishops Conference, Most Rev. Soubrier presided the Childhood-Youth committee, was a  member of the commission ‘Education, Life and Faith of Youth’, and of the commission for the ordained ministries and lay people with a Church mission. Most Rev.  Soubrier is the author of  Il y a toujours un chemin de vie (June 2009) (There’s always a way to life).[/lang_en]

[lang_fr]Qu’est-ce qui vous a conduit à entrer chez les Sulpiciens ?
Le service de la formation initiale et permanente des prêtres. Le témoignage des sulpiciens qui m’ont formé à Rodez et à Toulouse a été pour moi appelant. Prêtres avec le souci à la fois d’éduquer à la vie spirituelle et de former à l’esprit apostolique, ce sont des hommes de prière, compétents dans le domaine de la formation et donnant le goût de la mission.

Quelles sont vos activités principales ?
Après avoir enseigné la philosophie au séminaire et assuré la mission de supérieur de séminaire à Toulouse, à Issy-les-Moulineaux (Saint-Sulpice), à Paris (Carmes), j’ai été appelé à devenir évêque auxiliaire à Paris (1988-1996), puis évêque à Nantes (1996-2009).
Actuellement, je fais partie de la communauté des prêtres de Saint-Sulpice à la Solitude à Issy, et je consacre ma vie à prêcher de nombreuses retraites en France et outremer, à accompagner spirituellement des prêtres, des religieuses, des laïcs, à participer à l’animation de sessions de formation de prêtres et de laïcs.

Quelles qualités admirez-vous le plus chez les prêtres ?
Leur courage apostolique enraciné dans l’amour du Christ pasteur et leur attachement à l’Eglise, à la fois leur audace et leur humilité. J’ai été très frappé par le témoignage d’un prêtre qui fêtait ses 50 ans de sacerdoce et qui m’a dit « Je ne croyais pas être à ce point comblé et dépossédé ».

Pourquoi est-il  important de former des prêtres ?
Ce n’est pas simplement les former pour une fonction, c’est les aider à se construire humainement, chrétiennement, apostoliquement. Cela exige un climat de confiance, de vérité, de liberté spirituelle. Il n’y a pas de formation sans le témoignage d’une communauté éducatrice.

Quelles sont les grandes qualités des sulpiciens ?
Les grandes qualités des sulpiciens sont celles que requiert leur ministère : la compétence, la disponibilité, la fidélité. Ils sont accueillants à la diversité. Ils aident les futurs prêtres et les prêtres à être des éveilleurs à la responsabilité de tous les membres du peuple de Dieu. Chacun a un nom unique pour Dieu et une mission pour les autres.

Qu’est-ce qui vous rend le plus heureux dans votre ministère de formation des prêtres ?
Ma plus grande joie, c’est de voir des séminaristes révéler le meilleur d’eux-mêmes tout au long de leur formation. Ce qui m’a rendu heureux aussi, c’est la qualité des collaborations dans une équipe, les liens avec les diocèses, la confiance réciproque entre les formateurs du séminaire et les évêques. La célébration des ordinations constitue également un grand moment de ce bonheur.

Aimeriez-vous ajouter quelque chose ?
Oui, pour moi, une des raisons de mon attachement à la Compagnie de Saint-Sulpice, c’est sa dimension internationale : l’existence des trois provinces – France, Canada, Etats-Unis – et la présence de séminaires confiés à Saint-Sulpice dans divers continents autres que l’Europe : l’Afrique, l’Amérique du Nord et l’Amérique latine, l’Asie (Viet-Nam et Japon).
Quand je suis devenu évêque émérite, quand j’envisageais ma retraite, j’ai toujours pensé à retrouver une communauté de prêtres de Saint-Sulpice. Ce rattachement, pour moi, a été très important tout au long de mon ministère. Quand j’ai été ordonné évêque à Paris le 14 octobre 1988, j’ai dit à la fin de la célébration : « Vous avez sans doute été déçu de ne pas reconnaître dans ma voix l’accent aveyronnais, mais vous avez bien reconnu dans mon propos l’accent sulpicien. » (11/2011)[/lang_fr]

 

[lang_en]What led you to join the Society of Saint-Sulpice?
The service of initial and continuing priestly formation. The testimonial of the Sulpicians who formed me in Rodez and in Toulouse was a call for me. Priests anxious to educate to spiritual life and to form to the apostolic spirit at the same time, they are men of prayer, skilled in the field of formation and giving a taste of what mission is.

What are your main activities?
After having taught philosophy at the seminary and filled the mission of seminary rector in Toulouse, Issy-les-Moulineaux (Saint-Sulpice seminary), Paris (Carmes seminary), I was called to become assistant bishop in Paris (1988-1996), and then bishop in Nantes (1996-2009). Currently, I am part of the community of priests of Saint-Sulpice in the Solitude in Issy, and I am devoting my life to preach many retreats in France and overseas, to coach spiritually priests, nuns and lay people, to take part in the moderation of formation sessions for priests and lay people.

What qualities do you most admire in priests?
The apostolic courage rooted in their love of Christ pastor, and their attachment to the Church,  at the same time their daring and their humility. I have been very struck by the testimonial of a priest celebrating his 50th ordination anniversary who told me: “I never thought I could be so fulfilled and so dispossessed.”

Why is it important to form priests?
It is not forming them for a function, it is helping them to shape themselves as a human, a Christian, an apostle. This requires a climate of trust, of truth, of spiritual freedom. There’s no formation without the testimonial of a ‘formation community’.

What are the Sulpicians’ major qualities?
The major qualities the Sulpicians have are those required by their ministry: competency, availability, and faithfulness. They welcome diversity. They help future and existing priests to awaken all the members of the people of God to their responsibility. Each member has a unique name for God and mission for the others.

What makes you the happiest man in your ministry of priestly formation?
Ma greatest joy is to see seminarians reveal the best of themselves all along their formation. What has also made me happy is the quality of teamwork within the team, the links with the dioceses, the mutual trust between seminary formators and the bishops. The celebration of ordinations is also a great moment of this happiness.

Would you like to add something?
Yes. One of the reasons of my attachment to the Society of Saint-Sulpice is its international dimension: the existence of three provinces –France, Canada and the United States- and the presence of seminaries entrusted to Saint-Sulpice in regions other than Europe, ie. Africa,  North and South America, Asia (Vietnam and Japan). When I became bishop emeritus and was planning my retirement, I only wanted to join again a community of priests of Saint-Sulpice. This link has always been very important for me, throughout my ministry. When I was ordained a bishop in Paris on October 14, 1988, I said at the end of the celebration: “You may have been deceived not to hear in my

voice the Aveyron regional accent, but you have well recognised in my words the Sulpician accent.”(11/2011)[/lang_en]

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